l’histoire

En juillet 1915, cela faisait déjà deux mois que les premiers massacres, de ce qui deviandra le génocide arménien, avaient commencé, sur l’ordre du gouvernement des Jeunes Turcs.

Mais dans une des provinces de l’empire, 5000 Arméniens, refusant d’être déportés, se réfugièrent dans le massif du Musa Dagh. Sur le point de succomber après avoir tenu en échec l’armée ottomane, ils devront leur salut à la présence de la flotte française qui, faisant blocus devant les côtes syriennes, assurera leur évacuation vers Port-Saïd le 12 septembre 1915.

Embarquement des réfugiés arméniens du mont Musa Dagh sur un navire de guerre français au large des côtes syriennes en septembre 1915. source: Wikimedia Commons

Le roman ‘Les 40 Jours du Musa Dagh’ de Franz Werfel relate à la fois un moment crucial de l’histoire de la Turquie et une séquence importante dans l’histoire du génocide du peuple arménien : non seulement décisif pour beaucoup d’hommes de la région mais aussi, par la suite, dans d’autres provinces.

Alors que la Première Guerre Mondiale continuait, quelques rescapés fondèrent aussi une légion arménienne, pour participer à la lutte aux côtés des Français.